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la Presqu'ile de Crozon
La Presqu'ile de CROZON
C'est ce que nous révèle l'ouvrage de l'abbé Calvez, qui a nécessité, en raison de cette abondance historique et culturelle, la collaboration des membres du Centre de recherche bretonne et celtique de l'université de Brest, historiens, géographes, scientifiques, archivistes et botanistes , c'est tout le passé du terroir qui se dévoile, dans ses innombrables détails, depuis la préhistoire (le néolithique) en passant par l'arrivés sur la presqu'île des premiers immigrants bretons (Ve siècle), de l'évangélisation chrétienne, à la constitution des seigneuries de la presqu'île et aux conflits entre seigneurs et ecclésiastiques , de nombreux monuments nous rappellent les faits de guerre (contre les Anglais, entre catholiques et protestants...),jusqu'au dernier tiers du siècle précédent, le Grand Siècle, puis le Siècle des lumières, la Révolution et l'époque contemporaine. April 11 Les Phares
Phare du Cap Frehel
Le phare du Cap Fréhel a été construit de 1946 à 1950. Il mesure 33 mètres de hauteur.
Phare du Mean Ruz
Situé dans un cadre exceptionnel, assez facile d'accès, il mérite un détour si vous passez dans la région. C'est une tour de granit rose de 15 mètres de hauteur qui se dresse à babord de l'entrée du port de Ploumanach.
Phare du Chenal
du Four
Il a été bâti en 1874 sur une roche de granit de 25 mètres de diamètre. Sa hauteur au dessus du sol est de 28 mètres et au dessus des hautes mers de 31 mètres. Sa base de granit a la réputation de faire lever des vagues monstrueuses pouvant submerger sa lanterne. Il était classé par ses gardiens dans la catégorie des "Enfers". 48º 31' 26" N Il a été automatisé en 1993. Il est télécontrôlé à partir de l'Ile Vierge. Il n'est pas gardienné et ne se visite pas
Phare de Trezien
Considérée comme la frontiète théorique entre la Manche et l'Océan Atlantique, la pointe de Corsen est le point le plus à l'Ouest en France (en dehors des îles du Ponant bien sûr). Paysages sauvages, alternant falaises couvertes de prairies, zones rocailleuses et plages de sable blanc. Si le nom de cette pointe vous rappelle quelquechose, c'est sans doute le Cross-Corsen, plus grand sémaphore de Bretagne, chargé de la coordination des opérations de sauvetage et de la surveillance du trafic sur le rail d'Ouessant. A noter à proximité de la pointe la présence du phare de Trézien, dont l'originalité tient dans son emplacement à l'intérieur des terres, à un bon kilomètre du rivage ... Belle vue évidemment sur Ouessant et surtout Molène,ses coordonnées géograpique sont:
48º 25' 27" N
Phare du Minou
Bâti en 1848 sur la côte nord du goulet de Brest, forme un alignement avec le phare du Portzic. Automatisé en 1989, il est télécontrôlé depuis Brest. Il n'est pas gardé et ne se visite pas
Phare du Portzic
Il a été bâti sur un terrain militaire en 1848.
Phare de la Vieille
"Nul n'a jamais passé le Raz qu'il n'encourut crainte ou trépas."
Phare d' Eckmul
C'est grâce à la générosité de la famille du Prince d'Eckmühl que le phare a été inauguré en 1897.
March 31 Abbaye st Mathieu
HISTOIRE DE LA
Le mémorial « Aux Marins » s’intègre dans un site riche en histoire, en symbole et en légendes : il s’inscrit dans la continuité de la mémoire des hommes. Ce cap, situé dans la partie la plus à l’ouest de l’Hexagone, est connu depuis la plus haute antiquité. Des objets préhistoriques dont la particularité leur a valu de recevoir la qualification de « type de Bertheaume » ont, entre autres éléments, été recueillis aux abords de Trezel, du côté du bourg. Le géographe grec Ptolémée cite le Portus Staliocanus que l’on croit pouvoir rapprocher de Pors Liogan situé sur la corniche un peu plus au nord, et le promontoire de Gobée peut être la pointe Saint Mathieu, elle-même. Il est certain qu’un courant commercial existe, de longue date, reliant la Méditerranée, le sud de la Gaule et les îles Brittoniques, les îles Cassitériques. Le passage, à vue et de jour, de cet espace géographique dangereux peut alors durer plusieurs jours et est l’occasion de prendre quelques repos, d’assurer un ravitaillement nécessaire. La liaison trans-Manche, par ailleurs, est aussi une réalité, les peuples d’un côté et de l’autre se connaissent bien. La réputation des Vénètes, peuplade armoricaine, fait de l’ombre à l’hégémonie romaine ; une saute de vent leur est défavorable et César devient ainsi maître d’une partie de l’Armorique. C’est, curieusement, avec les Romains qu’arrivent en Armorique, les premiers Bretons chargés d’assurer en partie la sécurité du « Tractus Armoricanus », sorte de « Mur de l’Atlantique » avant l’heure, contre les premières incursions de barbares venus du nord, aux Ier et IIème siècles de notre ère.La migration la plus importante a cependant lieu aux Vème et VIème siècles ; migration non conflictuelle que peut expliquer une culture proche. La religion aussi est commune même si les Bretons l’on adaptée à leur culture clanique, puisant dans les racines druidiques, professant en particulier un monachisme extrême.Comment s’étonner alors que Saint Tanguy ait choisi ce lieu, battu par tous les vents, pour y fonder, au VIème siècle, un monastère, en expiation au meurtre de sa soeur Sainte Haude.Au IXème siècle, des navigateurs Léonards revenant de commercer en Ethiopie en ramènent le corps de Saint Mathieu. Après avoir échappé aux dangers du Raz, ils talonnent mais la roche s’écarte pour laisser le passage au bateau, c’est ainsi qu’ils mettent à terre la précieuse relique en ce lieu qu’ils nomment Loc Mazhé Traoun. Les précieuses reliques sont enlevées, plus tard, par des pirates, transportées en France et perdues à jamais pour l’abbaye bénédictine fondée sur les ruines de l’ancien monastère en 1157, mais Hervé I° Vicomte de LEON retrouve et ramène le chef du saint, en 1206, à son retour de Palestine. Ce dernier donne, de plus, une impulsion significative à la construction de l’abbaye. Les abbés ont droit de mitre et de crosse. Ils jouissent des haute, moyenne et basse justices ; l’enclos du gibet des moines se remarque toujours à l’entrée de l’agglomération, marqué par deux menhirs christianisés évoquant les deux religions ancestrales.Objet de pillages faciles et fructueux, l’Abbaye est autorisée à élever en 1358 des fortifications, en particulier le donjon carré près de l’église. Ce qui n’empêche pas de nombreuses exactions anglaises ; la dernière est la dé¬sastreuse descente anglo-hollandaise de 1558 qui a les plus funestes conséquences. Si le Conquet renaît de ses cendres, la ville de Saint Mathieu qui compte, à cette époque, jusqu’à 36 rues et ruelles dont une rue des Orfè¬vres, ne s’en relève pas. L’église paroissiale Notre Dame du Bout du Monde (an Itron Pen-ar-Bed ) est détruite, son portail monumental du XIV°, au bout du mail, tout contre la chapelle Notre Dame de Grâce, laisse imaginer de sa taille.L’Abbaye toutefois, disposant de ressources propres, est restaurée grâce au zèle de son abbé Claude DONDIEU, ambassadeur de France près du pape Paul III et de Charles Quint et l’un des pères du Concile de Trente.Les Bénédictins réformés de Saint Maur s’y établissent en 1685. La situation est cependant difficile à tenir et les moines demandent en 1692 à se replier en un ailleurs plus confortable. Ils se voient opposer un refus souverain pour cause d’utilité publique. En effet, depuis quelque temps ils ont mission d’entretenir un feu servant à la Marine de Louis XIV. Cette pénibilité est-elle la raison pour laquelle l’abbaye exerce moins d’attraction sur le monde religieux ? Toujours est-il que la Révolution n’en chasse que quatre moines. Les bâtiments, vendus, sont démantelés, les pierres vendues… Au feu monacal, est substituée, en 1773, une lanterne vitrée contenant 12 lampes à réflecteur d’une portée de 5 à 7 lieues en mer. Le phare actuel mis en service en 1835, culmine à 37 mètres portant son éclat salvateur. Ses feux blancs 15 secondes ont une portée de 29 miles.
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